article depuis Colman O’Sullivan – RTE – 5 septembre 2024

Le gouvernement s’est fixé pour objectif de ramener 300 masses d’eau à un «bon» état d’ici à 2027.
Le dernier plan d'action sur l'eau, lancé aujourd'hui, décrit les changements apportés à la gestion et à la protection des rivières.
Ministre adjoint chargé de la nature, du patrimoine et de la réforme électorale Malcom Noonan Les trois objectifs principaux du plan sont de réduire et de prévenir la pollution, de laisser plus de rivières s'écouler librement et de restaurer leurs fonctions écosystémiques naturelles, et de poursuivre les investissements dans les infrastructures hydrauliques.
La pollution est une question urgente. En juin, le Agence pour la protection de l'environnement (EPA) ont signalé qu'il y avait eu aucune amélioration globale de la qualité de l’eau dans les rivières, les lacs et les eaux souterraines en 2023.
Des progrès ont été enregistrés dans certains domaines, mais ils ont été contrebalancés par des baisses dans d'autres, qui Dr Eimear Cotter de l’APE a déclaré qu’il était «vraiment décevant».
Selon les dernières évaluations de l'agence, sur les 4 842 masses d'eau de l'État, 1 963 (41%) sont classés comme ne présentant pas de risque, mais 1 649 (34%) sont considérées comme risquant de ne pas atteindre les objectifs de qualité de l'eau.
Au total, 54% des eaux de surface sont en bon état écologique ou en bon état écologique, tandis que les 46 autres% ont un état écologique insatisfaisant.
L'amélioration de la qualité de l'eau nécessitera à la fois des investissements et une nouvelle approche.
Dans le cadre du plan, Uisce Éireann investira 2,3 milliards d’euros et installera 108 nouvelles stations d’épuration des eaux usées et 77 réseaux de collecte.
Cela devrait contribuer à la pollution des eaux usées des rivières et des lacs à proximité des zones urbaines.
Collaboration sur les projets agricoles prévus
Il y aura davantage d'inspections des systèmes d'eaux usées domestiques.
Quelque 1 000 masses d'eau menacées par l'agriculture et la pollution par les nitrates constituent le principal problème dans ce domaine.
Le plan prévoit la mise à disposition de 57 nouveaux employés pour les autorités locales et de quatre pour l'EPA, ce qui se traduira par 4 500 inspections d'exploitations par an dans le cadre de la Programme d'action sur les nitrates.
Le Ministère de l'Agriculture effectuera également entre 500 et 1 000 inspections par an.
Le plan propose une approche collaborative avec des forums communautaires à mettre en place dans 46 bassins hydrographiques et un Fonds de développement de l'eau communautaire soutenir les projets et initiatives locaux.
Pour les agriculteurs, il y aura un fonds de 60 millions d'euros à consacrer jusqu’en 2027 à un projet de partenariat. On estime que jusqu'à 15 000 agriculteurs pourraient y participer.
En laissant les rivières s’écouler librement, les obstacles problématiques seront « atténués », précise le plan.

L'objectif est de s'attaquer à 270 des 2 000 à 7 000 obstacles estimés sur les rivières à travers le pays.
Il y aura un budget initial de 10 millions d'euros pour améliorer la migration des poissons sur le cours inférieur du Shannon et qui inclura la conception d'un nouveau fish pass sur le Parteen Weir au projet hydroélectrique d'Ardnacrusha à Co Clare.
Une étude de faisabilité sur la rivière Dodder à Dublin se penchera sur l'atténuation des obstacles sur la rivière fortement urbanisée pour l'ouvrir aux espèces de poissons migrateurs.
Il y aura un examen de la Loi sur le drainage artériel, qui donne la priorité à la libre circulation des rivières, afin de veiller à ce que tous les travaux soient «durables et conformes aux objectifs environnementaux».
Pour les nageurs en eau libre et sauvage, le plan note que le risque de maladie lié à la mauvaise qualité de l'eau est plus faible de juin à septembre.
Il promet un projet de recherche pour examiner comment protéger leur santé dans les mois en dehors de la saison balnéaire d'été.
Note : liens supplémentaires ajoutés à partir de l'article RTE initial